Coeur d'Alene
Quel magnifique parcours ! Il a plu toute la ronde et malgré ça, Sara et moi, nous nous entendons pour dire qu'il est un des plus beau parcours que nous ayons joué.
Les trous sont dénivellés, mais pas trop. Les trous sont longs, mais pas trop. Les aménagements paysagés sont très jolis et l'esthétique du terrain est parfait.
Et il y a le trou numéro 14. Le trou signature de ce terrain. Une normale trou qui est véritablement une ile. Pas une presqu'ile, mais bel et bien une ile. Une petite embarcation nous permet de nous rendre sur le vert. Au TPC Sawgrass, le 17e trou avait environ 120 verges lorsque nous l'avons joué en février. Aujourd'hui, le 14e trou avait une distance de 166 verges avec un vent de face. Il fallait le jouer comme un trou de 185 verges. Sous la pluie. Par pure magie, les quatre joueurs ont envoyé leur balle sur le vert sans en mettre une préalablement dans le lac Coeur d'Alene.
En préparant ce voyage, je me disais que ce serait la seule fois dans ma vie que je allais visiter l'Idaho. J'ai maintenant une très bonne raison pour y retourner.
15 juin
Chambers Bay
Pour la tenue du US Open, l'association de golf des États-Unis choisit toujours un terrain qui permettra de déterminer qui est le meilleur joueur. Les conditions seront difficiles et chacune des normales sera chèrement gagnée. Le parcours Chambers Bay accueillera le prestigieux tournoi en 2015.
Le parcours était véritablement en mode préparation et en mode remodelage. Nous avons joué sur 5 trous où il y avait des verts temporaire. De plus, les 13 autres verts étaient dans un état digne d'un terrain municipal qui vient d'ouvrir ses portes.
Il est excessivement difficile d'avoir une opinion valable sur les qualité de ce terrain. La vue est magnifique, les trous sont intéressants, mais il faudra encore beaucoup de travail pour que ce parcours devienne digne des terrains qui l'ont précédé pour la tenue de l'omnium des États-Unis.
En passant, j'ai réussi mon premier aigle du voyage. Sur une normale 5 de 481 verges, mon deuxième coup s'est arrêté à environ 3 pieds de la coupe.
6, 7, 8 et 9 juin
Bandon Dunes Resort
Sur les bords du Pacifique, une toute petite ville de l'Oregon possède en son sein un extraordinaire complexe de golf comprenant quatre magnifiques parcours et un réseau de condos et de chambres. Le slogan du Bandon Dunes Golf Resort est « Le golf comme il a été conçu». Un endroit où l'ambiance de golf prend toute la place et où tous les efforts sont faits pour plaire aux visiteurs jusque dans les moindres détails.
Bandon Dunes
Le parcours original de ce complexe. On nous promet du golf comme celui de l'écosse et nous sommes servis à souhait. Très peu d'arbres, des allées extrêmement ondulées, des gigantesques trappes de sable et du vent comme nul part ailleurs. J'ai toujours cru que le club de golf St-Michel était un terrain très venteux. Je ne dirais plus jamais ça de mon club. Aucun coup ne peut être fait à Bandon Dunes sans tenir compte du vent, pas même les coups roulés.
Il fait environ 25 degrés Celsius et jamais je ne penserais retirer mon coupe-vent. Le gazon des allées est coupé extrêmement court tandis que les verts semblent très lent à l'oeil, mais sont aussi rapides que ce que nous avons connu ailleurs dans le voyage. Une expérience de golf incroyable. Les pointages ont été plutôt ordinaires, mais il faut s'habituer à ce genre de golf.
Pacific Dunes
Les mêmes conditions que la veille prévalaient pour notre deuxième journée à Bandon. Ce parcours était encore meilleur que celui de la veille, mais aujourd'hui nous avions une caddie, Allison. Ses conseils ont été très utiles pour améliorer nos pointages.
Sur le trou numéro 11, normale 3 de 145 verges, elle me conseille d'utiliser mon hybride 4. Avec un visage qui trahissait sûrement mon scepticisme, je lui demande si elle est sérieuse. Je frappe ce bâton environ à 185 verges dans des conditions normales. Elle réitère son conseil. Je m'exécute. Avec une frappe parfaite, la balle s'élève rapidement et, comme si elle retombait du ciel à la verticale, elle se dépose à une dizaine de pieds du drapeau. Bienvenue à Pacific Dunes où il faut quatre bâtons de plus pour jouer contre le ventre. Plus tard, dans la même ronde, toujours avec les conseils de Allison, j'ai placé ma balle à deux pieds du trou avec un fer 7 sur une distance de 195 verges. J'avais évidemment le vent dans le dos. Le birdie fut facile.
Nous sommes rentrés au VR après notre ronde, satisfait de notre jeu, mais aussi fatigués d'avoir marché pendant deux jours dans ce vent si puissant.
Bandon Trails
Ce parcours est le seul du complexe où les arbres sont aussi présents. Un parcours qui rappelle beaucoup les parcours de montagnes de la région de Québec. Le vent, quoique très présent, n'influençait pratiquement pas notre jeu. Les trappes étaient immenses et profondes comme ce qu'on retrouve sur les links traditionnels.
Nous nous sentions comme à la maison et notre pointage fut bien meilleur que nos deux dernières sorties.
Un parcours sur lequel je pourrais jouer à tous les jours sans jamais me lasser, mais où nous n'avons pas eu de véritable coup de coeur. Une belle journée moins épuisante que les dernières.
Old Macdonald
Ce terrain est un hommage au parcours St Andrews en Écosse. Lorsque l'on demande qui est l'architecte du terrain St Andrews, on dit simplement que c'est la nature. Un immense champ avec les plus profondes dénivellations remplies de sable et les verts qui sont les prolongements naturels des allées. Voilà à quoi ressemble le Old Macdonald.
Les allées sont immensément larges et il n'y a aucune différence entre les allées et les verts. Même coupe pour les deux. Des verts un peu lents, mais des allées extrêmement rapides. À soixante verges du vert, il est impossible de frapper un wedge et espérer que la balle demeure sur le vert.
Ce parcours est un royaume absolu pour le putter. Les verts sont tellement grands qu'il est tout à fait normal de faire un coup roulé d'environ 200 pieds.
Sur le trou numéro 3, une normale 4 de 306 verges, le marshall m'indique que je suis le premier joueur de la journée à avoir placé mon coup de départ sur le vert (j'avais évidemment le vent dans le dos). Je marche en direction du vert, fier comme un paon. J'étais effectivement sur le vert et prêt à putter pour un aigle, mais j'étais à 36 verges du drapeau. La normale a été sauvée avec un roulé de 10 pieds.
Malgré un vent puissant, nous avons eu la ronde la plus plaisante de notre visite à Bandon. Sara a joué sa meilleure ronde du voyage avec un beau 83. J'ai aussi joué 83.
Nous quittons Bandon avec un petit pincement au coeur car l'accueil fut tellement exceptionnel de la part de l'ensemble du personnel que nos souvenirs de cette étape seront sûrement d'avantage orientés vers l'expérience personnelle que l'expérience golfique.
4 juin
Pronghorn
Nous sommes arrivés environ à la mi-parcours de notre quête des 50 meilleurs terrains de golf des États-Unis et une belle surprise nous attendait. Le terrain Pronghorn n'était pas dans la liste à l'origine, mais, pour une question d'itinéraire, nous l'avons ajouté à la toute dernière minute.
Quel magnifique parcours de golf ! Jack Nicklaus a créé un terrain sans défaut avec une esthétique incroyable. Dans sa conception et son apparence, il me rappelle étrangement le parcours Troon North que nous avons joué lors de notre passage à Scottsdale, les cactus en moins.
Pour la première fois du voyage, nous avons joué en fin d'après-midi. Cette belle ronde m'a rappelé comment, il y a quelques années, avec mon compagnon Bertrand, nous filions à la fin de la journée de travail vers le terrain pour jouer un neuf avant la tombée du jour. Je suis un peu nostalgique de cette belle époque pas si lointaine.
29 mai
Edgewood Tahoe
Le Edgewood Tahoe Golf Club est, depuis 25 ans, l`hôte du tournoi des célébrités qui permet d'amasser des fonds pour différentes oeuvres de charité. Le réseau NBC télédiffuse cet événement comme un tournoi régulier du PGA Tour.
Quel magnifique terrain ! En bordure du Lake Tahoe, ce parcours de forêt boréale n'a pas de défaut. Les allées sont luxuriantes, les verts sont impéccables et rapides, les sous-bois sont entièrement dégagés et le personnel est accueillant et chaleureux.
La proximité du Lake Tahoe fait qu'un nombre impressionnant de lacs se retrouvent sur ce parcours. Peu accidenté, les points de vue sur les splendides montagnes enneigées de la Sierra Nevada sont nombreux et nous avons pu prendre notre temps pour contempler, car le terrain n'était pas surchargé (les départs se font à tous les 12 minutes).
De très agréables moments sur un parcours impressionnant.
20 mai
Pasatiempo
Le docteur Alistair Mackenzie est connu pour être l'architecte du Augusta National, en Géorgie. Mais avant de construire le terrain numéro 1 au monde, il avait bâti le Pasatiempo en 1919. On dit qu'il préférait ce dernier. Je n'ai jamais vu le Augusta National autrement qu'à la télévision. On dit que les images rendent justice à la beauté du terrain, mais pas à sa configuration et à sa topographie: le terrain est très accidenté et les verts sont de véritables casse-tête.
Pasatiempo est exactement comme le Augusta National. Long et accidenté, aucun coup ne peut être joué les pieds d'aplomb. À 6600 verges à partir des tertres de départ blanc, pour une normale 70, ce terrain est beaucoup trop difficile pour un joueur moyen comme moi. Même en jouant raisonnable bien, j'ai eu peu de plaisir. À Torrey Pines, j'ai dû avouer modestement que j'avais été vaincu par plus fort que moi, mais à Pasatiempo, j'ai l'impression d'avoir été roulé. Je crois que ce terrain n'est pas honnête pour quelqu'un qui y joue pour la première fois. Un seul exemple: le trou numéro 3 est une normale 3 de 235 verges, en montant, avec un vert à deux plateaux entouré de 6 trappes de sable et tout ça, à partir des tertres blancs. Folie furieuse.
Je dis souvent en finissant une ronde sur un superbe terrain que j'y jouerais facilement à tous les jours. Même si le terrain Pasatiempo est magnifique, je n'y jouerais pas à tous les jours.
18 mai
Links at Spanish Bay
Le joyau oublié des terrains de Pebble Beach. Pour la première fois du voyage, nous affrontons un parcours que l'on peut véritablement appelé un links.
Les premiers parcours de golf sont apparues dans les iles britanniques sur les bords de la mer du nord. Ils étaient situés dans de grands champs où les troupeaux broutaient et où le climat peu clément créait de conditions pour une végétation plutôt modeste. Dunes de sable, terrain accidenté, arbres petits, longues herbres et vents violents, voilà ce qu'est un links.
The Links at Spanish Bay et véritablement ce type de terrain. 14 des 18 trous se retrouvent sur le bord de l'océan. Lorsque le vent se lève, certains trous faciles deviennent extrèmement difficiles. Les 4 derniers trous furent très difficiles par cette très belle journée ensoleillée. Malgré tout, nous nous en sommes très bien tiré.
16 mai
Spyglass Hill
On dit de ce terrain qu'il est le plus difficile sur le continent nord-américain, mais c'est un terrain très bien conçu. Robert Trent Jones a su créer un terrain extrèmement difficile si le joueur se place sur un départ qui n'est pas le sien. Pour cette ronde, j'ai joué des tertres de départ blanc d'une distance de 6350 verges. De plus, nous avions eu la très bonne idée de marcher le parcours avec un caddie. Le travail du caddie ne se limite pas à transporter les bâtons et à râcler les trappes de sable, mais bien à nous conseiller sur le choix de bâton, sur la ligne pour le roulé ou pour tout simplement nous mettre en garde avant un coup à jouer. Lorsque le caddie est sympathique et qu'il connait parfaitement bien son terrain, l'expérience est sans prix. Pour environ 2 fois et demi le prix d'un cart, l'argent supplémentaire en vaut vraiment la peine.
Le terrain est magnifique et, effectivement, c'est un parcours très difficile où parfois on se contente très bien d'un bogey. Évidemment, les conditions étaient parfaites comme la température d'ailleurs. Une vraie belle journée en compagnie de notre caddie, Chris.
15 maiPebble Beach Golf Links
Je marche tranquillement dans l'allée après avoir frappé mon meilleur coup de départ de la journée. Je marche en pensant à tous les grands joueurs qui ont marché à ce même endroit depuis l'ouverture du terrain en 1919. Jack Nicklaus, Tom Watson et Tiger Woods ont remporté l'omnium des États-Unis ici. Je me sens bien et je réalise à quel point je suis quelqu'un de privilégié.
Je voyage depuis trois mois en visitant les meilleurs endroits des États-Unis pour faire ce qui me plait le plus dans la vie. Je visite les endroits qui m'inspirent le plus dans la poursuite de ce rêve de liberté. Depuis le début de mon voyage, j'ai rencontré des gens beaucoup plus fortunés que moi qui m'ont envié de faire cette grande tournée de six mois. Je possède moins d'argent, mais je suis tellement plus libre.
Certains disent que Pebble Beach est un morceau de paradis qui est tombé sur terre. Ils ont peut-être raison. Le décor est magnifique, le terrain est magique et l'ambiance est exceptionnelle, mais ce qui compte vraiment pour moi, à ce moment, c'est le sentiment profond d'être comblé par la vie. Ma courte marche sur l'allée du 18e trou est le moment le plus serein de mon voyage.
Torrey Pines
En posant le pied sur ce magnifique terrain appartenant à la municipalité de San Diego, rien ne laissait présager le type d'affrontement qui nous attendait pour les quatre heures suivantes. Bien sûr, nous savions qu'à chaque année depuis environ 40 ans le circuit PGA y fait un arrêt pour un tournoi et que Tiger Woods y règne en roi et maître depuis environ 15 ans. Nous savions aussi que la USGA y a tenu l'omnium des États-Unis en 2008. Malgré tout ce que nous savions, le choc fut violent.
Nous découvrons lors de nos roulés de pratique que les verts sont les plus rapides que nous avons rencontrés depuis le début du voyage. Par la suite, en regardant la carte de pointage, nous nous rendons compte que ce terrain est immense: 6600 verges pour le tertre blanc, 7050 verges pour le tertre bleu et 7600 verges pour le tertre noir. Finalement, le préposé aux départs nous indique avant que nous frappions notre première balle, que le terrain sera environ 200 verges plus long en tenant compte des dénivellations et de la direction du vent.
Ce fut une rencontre complètement inégale. Je n'ai raté qu'une seule allée avec mes coups de départ, mais les difficultés se retrouvaient par la suite. Mon coup de fer le plus court de la journée fut de 139 verges et 9 fois j'ai dû effectuer un coup de plus de 190 verges pour atteindre le vert. Avec des verts bien protégés par d'immenses trappes de sable, c'était mission impossible pour moi.
Dans quelques années, je ne me rappellerai probablement pas de mon pointage lors de ma visite à Torrey Pines, mais je vais me rappeler que par une magnifique journée de mai, sur le bord du Pacifique, j'ai reçu une véritable leçon d'humilité.
Troon North, Parcours Pinnacle
Un accueil cordial dans un décor enchanteur avec ses merveilleuses plantes du désert, une température chaude, mais jamais incommodante, des allèes luxuriantes et des verts impeccables; que dire de plus que la perfection.
Ce parcours est la preuve que la perception que l'on peut avoir d'un terrain de golf est très suggestive ou qu'elle est tout simplement influencée par des considérations extérieures au golf.
Il m'est impossible de reprocher le moindre petit détail au club Troon North et pourtant la revue Golf Digest, dans son palmarès 2014, ne classe même plus ce parcours parmi les 100 meilleurs des États-Unis. Encore plus, ce même magazine le classe maintenant 23e parmi les parcours de l'Arizona. Pourtant, Golf Magazine lui accorde le 19e rang au pays. Cela ressemble étrangement à un réglement de compte.
Pour moi, ce parcours se classe facilement dans mon top 5 des parcours que nous avons joués jusqu'à maintenant et au sommet avec TPC Sawgrass pour la qualité des verts et des allées. ( Bay Hill n'entre pas dans mon analyse, car le terrain s'apprêtait à accueillir les professionnels du PGA Tour)
Pour ma partie, trois birdies n'ont pu effacer les six double bogeys de ma ronde. Mon putter fonctionnait à merveille, mais mon jeu long laissait à désirer. J'ai vraiment hâte de jouer plus souvent qu'une fois à tous les dix jours.
Jean 83 Sara a perdu sa carte de pointage
28 avril
Wolf Creek
Jack Nicklaus a déjà dit que s'il ne lui restait qu'une seule partie de golf à jouer dans sa vie, il voudrait que ça soit à Pebble Beach. Pour moi, c'est très certainement le Wolf Creek.
Dans la liste des 50 parcours de golf que j'ai à jouer, il est le seul que je connais déjà: j'y ai joué en 2008 et en 2011. Je l'ai découvert par hasard il y a 6 ans et je suis immédiatement tombé sous le charme.
C'est un merveilleux terrain de désert situé dans une toute petite ville, Mesquite, à environ une heure de Las Vegas. Sur ce parcours difficile, chaque trou possède sa propre personnalité. 18 ilôts de verdure parmi les pierres jaunes du désert. En fait, contrairement à d'autres terrains où les responsables sont fiers de leur meilleur trou , le Wolf Creek ne possède que des trous signature. Personnellement, les trous 8. 14 et 17 sont mes préférés.
Le trou numéro 8 est une normale trois de 217 verges où le vert se situe à environ 30 mètres plus bas que le tertre de départ. Du tertre au vert, il n'y a que de la roche. Autour du vert, une rivière empêche tout égarement. Du départ, c'est l'un des trous les plus intimidants que j'ai joué dans ma vie.
Le trou numéro 14 est une normale 4 de prês de 400 verges. Du tertre de départ, on peut voir l'ensemble du trou et c'est là tout le problème. Il est particulièrement difficile de bien évaluer les distances et un excellent coup de départ peut se retrouver dans une facheuse posture causée par une mauvaise évalution de l'angle d'attaque.
Le très beau trou numéro 17 est une normale 5. Après un excellent coup de départ, une petite voie intérieure nous invite à essayer de toucher le vert en deux, mais il est tellement bien protégé qu'un double bogey attend celui qui serait tenté d'écouter cette petite voie.
Il nous reste encore beaucoup de merveilleux terrains à découvrir durant notre voyage, mais je suis persuadé qu'aucun ne prendra la place que le Wolf Creek occupe dans mon coeur.
Jean 83 Sara 90
19 avril
The Broadmoor East Course
L'omnium de golf des États-Unis est l'une des compétitions sportives les plus difficiles à remporter car l'association de golf amateur Américaine choisit toujours des terrains extrèmement difficiles pour la tenue de cette compétition. Le parcours est du terrain Broadmoor a été quatre fois l'hôte de ce prestigieux tournoi. C'est un parcours très long, trop long peut être, pour des joueurs amateurs comme nous. Près de 6700 verges pour les départs blanc et près de 5900 verges pour les départs des dames.
Ce parcours presque centenaire ressemble beaucoup à nos beaux vieux terrains du Québec. Des allées relativement larges séparées par des arbres matures et des trappes placées aux endroits où tombent les balles. Les verts ondulés sont surélevés et il est difficile de garder la balle à proximité du trou.
Le Broadmoor Resort est un complexe sportif cinq étoiles. Service impéccable et beaucoup de tradition font de cet endroit un site extraordinaire pour du golf classique.
Jean 83 Sara ?????
17 avril
Redlands Mesa
Plusieurs peuvent penser qu'un parcours construit dans le désert, ne comportant que très peu de lacs et surtout aucun arbre, ne représente pas un grand défi pour un golfeur. Seuls les néophytes ou ceux qui n'ont jamais joué au golf pensent de cette façon. Si l'architecte est bon, ce terrain peut devenir un excellent test de golf. Redlands Mesa fait partie de cette catégorie. Plusieurs dénivellations importantes entre le tertre de départ et l'allée ou le vert font tout le charme de ce parcours. Les birdies peuvent être faciles comme les doubles bogeys. Les mauvais coups sont très sévèrement pénalisés tandis que les bons coups peuvent nous remonter le moral.
Nous avons joué aujourd'hui avec un Canadien vivant à Hawaï depuis 45 ans. Un homme avec qui nous avons eu beaucoup de plaisir sur le terrain et avec qui nous avons partagé un très bon moment au 19e trou. Nous avions plusieurs points en commun, mais surtout notre haine de la neige et notre amour de la social- démocratie.
Jean 86 Sara 86
7 avril
Black Mesa
Tous les goûts sont dans la nature. Sur un parcours assez exceptionnel, Sara et moi avons des opinions diamétralement opposées: elle trouve que le Black Mesa était très bien et qu'il était agréable d'y jouer tandis que je trouvais insupportable de voir mes coups de départ dirigés en plein centre de l'allée se retrouvés dans les différents obstacles cachés tout au long du parcours.
Il aurait été préférable de jouer ce parcours très accidenté en été. Il aurait été plus facile de bien voir les limites des allées et de faire un meilleur choix de stratégie pour se rendre du tertre de départ jusqu'au vert. Le GPS disponible dans notre cart fut très utile sur plusieurs trous.
Sara a beaucoup apprécié le parcours et son résultat fut excellent. Malgré ses qualités évidentes, j'ai plusieurs réserves à l'endroit de ce terrain et mon résultat fut correct. Voilà la preuve que le golf est un jeu où les perceptions font toute la différence.
Score: Jean 85 Sara 85
6 avril
Paa-Ko Ridge
Le golf peut parfois nous réserver d'étranges surprises. On joue pendant neuf trous et tout va bien. Entre les deux neufs, on prends un bon café chaud car l'air matinal du Nouveau-Mexique est un peu frais. Deux heures plus tard, on se demande pourquoi on ne s'est pas tout simplement ouvert les veines avant le trou numéro 10. Au moins, la souffrance n'aurait pas duré deux heures. Sur un excellent parcours, très bien dessiné, j'ai joué du golf de bonne qualité et du golf d'une médiocrité absolue. 40 sur le neuf d'aller et 49 sur le neuf de retour. On dit parfois que les mauvais coups viennent par groupe de trois et que le quatrième mauvais coup de suite est tout simplement le début du prochain groupe de trois. C'est vrai car je l'ai expérimenté.
Nous avons joué Paa-Ko Ridge dans son habit d'hiver: ciel bleu éclatant, un vent frais, des allées jaunes, très peu de gazon long et des verts très rapide. Le dessin du terrain est excellent et les prix étaient exceptionnels: $79 pour deux droits de jeu et deux carts. Une fois les déboires du deuxième neuf oubliés, je dois avouer avoir passé une très bonne journée.
Score: Jean 89 Sara 91
23 mars
Pine Dunes
À notre arrivée au Texas, nous étions persuadés que la température que nous avions connue en Floride serait de retour et allait enfin nous permettre de jouer au golf comme tous les nord- américains pratiquent ce sport et non comme tous les écossais le font sur les rives de la mer du nord. C'était mal connaitre mère nature.
Il ne faisait pas froid à Frankston, il faisait frette. Le vent ne soufflait pas sur nous à Frankston, il nous rafalait. La pluie ne nous mouillait pas à Frankston, elle nous gifflait. Les membres rencontrés avant notre ronde portaient tous une tuque et des gants. Nous aurions dû saisir le message.
Un terrain long et difficile avec d'innombrables trappes de sable. Nous avons rencontré une normale 5 des 575 verges qui avait facilement pour 200 verges de trappes en plein milieu de l'allée. Le trou numéro 5 avait deux allées possibles: une courte qui obligeait à survoler une trappe d'allée de 215 verges, le vent dans le visage ou une plus longue avec aussi le vent de face. Sara a utilisé le premier chemin et j'ai utilisé le deuxième. Nous avons réussi chacun un bogey.
Malheureusement, il est difficile de bien apprécier un terrain dans de telles conditions. Malgré tout, les verts étaient impeccables et rapides tandis que les allées avaient encore leur manteau d'hiver jaune et vert. Somme toute, un terrain intéressant présentant de très bons défis, mais surtout peu dispendieux.
Score: Jean 83 Sara 87
21 mars
Karsten Creek
Pour notre troisième rencontre avec l'architecte Tom Fazio, nous nous sommes rendus en Oklahoma, plus précisement à Stillwater, à environ 70 km au nord d'Oklahoma City. Ce magnifique terrain est le site d'entrainement de la puissante équipe de golf de l'université Oklahoma State. Le nom du club a été donné en l'honneur de Karsten Solheim, ancien propriétaire de la compagnie de bâtons Ping et grand donateur pour l'avancement du golf universitaire aux États-Unis.
Le golf est un sport bien étrange. Parfois, tout est en place pour obtenir les meilleurs résultats possibles et rien ne se produit. En d'autres occasions, rien ne laisse présager que la ronde peut nous amener vers un quelconque dépassement.
Notre rencontre avec Karsten Creek fut assez insolite car nous avons ici affaire à un véritable club privé où le coût exhorbitant des droits de jeu permet aux membres de jouer en paix. Seulement une dizaine de personnes se retrouvaient sur le terrain en même temps que nous. Il faut savoir que c'est l'hiver en Oklahoma, malgré le 23 degrés Celsius accompagné d'un vent assez vigoureux comme météo de notre ronde. Les verts avaient été aérés, mais ils étaient quand même ultra-rapides. Les allées étaient complètement jaunes, mais le gazon était parfait. Les trappes étaient remplis de poussière de sable blanc immaculé. C'est dans ces conditions que nous avons réalisé nos meilleures performances du voyage. Pour ma part, j'ai touché 16 verts en régulation, réalisant un birdie et faisant seulement un vert de trois roulés. Golf Digest, Golf Magazine, le préposé au départ et les membres rencontrés au champ de pratique nous ont tous dit que Karsten Creek est un parcours très difficile. Nous l'avons vaincu facilement. Le golf est un sport étrange.
Score: Jean 74 Sara 87
12 mars
Pine Barrens
Terrain du centre de la
Floride, le World Woods Golf Club présente deux parcours : le Rolling Oak et le Pine
Barrens. Ce dernier a été dessiné par l’architecte Tom Fazio à qui l’on doit,
entre autre, le parcours Pinehurst 8. Les ressemblances sont évidentes mais les
différences sont frappantes. À vrai dire, le Pine Barrens pourrait être présenté
comme un amalgame de Pinehurst 8, de Pinehurst 2, du club de golf La Tempête et du club de golf St-Michel. Le
dessin de Pinehurst 8, le côté sauvage de Pinehurst 2, La situation
géographique du golf La Tempête c’est-à-dire un terrain haut de gamme au milieu
de nulle part et, finalement, le golf de St-Michel par le côté modeste du
chalet par rapport à la qualité du terrain.
Dès notre arrivée au
tertre de départ du trou numéro 1, le préposé au départ nous indique que toutes
les trappes de sable sont considérées comme des «waste bunkers» et que nous
pouvons donc y déposer, sans pénalité, notre bâton et y faire des élans de
pratique. Sur l’ensemble du terrain, nous avons l’impression qu’il y a plus de
sable que de gazon. De plus, aucune trace de gazon long. Les trappes sont
partout et elles sont gigantesques. Sur plusieurs trous, nous ne savons pas
exactement où frapper notre coup. L’expérience est quand même très intéressante
même si nous ne conserverons probablement pas de souvenirs impérissables de ce
parcours sinon de l’excellent rapport qualité/prix.
Score: Jean 87 Sara 91
3 mars
Bay Hill
Par un formidable matin de mars où le ciel bleu fait mal aux yeux, nous entrons dans le royaume du roi Arnold. Le parcours Bay Hill s'apprête à recevoir l'élite mondiale du golf professionnel dans le cadre du tournoi Arnold Palmer Invitational; Sara et moi percevons la fébrilité parmi les employés et les membres de ce vénérable country club.
Le terrain a revêtu ses plus beaux apparats pour l'occasion et sa condition est parfaite. Pas la moindre petite plaque sans un riche gazon vert. Les plans d'eau ainsi que les bordures des trappes de sable ont été découpés avec une dextérité chirurgicale. Le gazon long nous empêche de voir les balles enfouies à plus de deux mètres de nous. La rapidité des verts est extrême et les trappes sont remplies d'un sable qui s'apparente plus à de la farine qu'à du sel. Le terrain est prêt pour les meilleurs joueurs au monde, mais nous ne sommes pas prêts pour un tel terrain.
Les trous sont longs et étroits car l'herbe longue est impardonnable. Presque tous les trous possèdent un côté touché par un hors limite ou un immense plan d'eau. Certains trous possèdent des zones hors limite de chaque côté, et ce, sur toute leur longueur. Notre jeu est passablement de qualité, mais nous ne faisons pas le poids. À deux, nous avons perdu 7 balles au cours de la ronde. Certaines estrades se retrouvent à moins de 20 pieds du vert. Ils sont vides mais intimidants ces gradins.
Des moments de grandes qualités sur un terrain parfait.
Score: Jean 89 Sara 94
25 février
Dye's Valley
Dye's Valley est le deuxième parcours au TPC Sawgrass. Encore une fois, l'architecte est Pete Dye. Ce dernier est reconnu pour ses parcours remplis de surprise. 15 des 18 trous du terrain possèdent de l'eau du tertre de départ jusqu'au vert. Ne pas envoyer une balle à l'eau durant la ronde est presque impossible. Deux des quatre par 3 possèdent de l'eau à l'avant, à l'arrière et sur un côté.
Malheureusement pour nous, le terrain était en mode reconstruction et l'esthétique en souffrait un peu. Pour nous remercier de jouer dans ces conditions, le club nous à fait un cadeau de 40$. En fait, malgré ces travaux, le terrain pouvait très facilement rivaliser avec nos plus beaux terrains du Québec.
Bryan était à nouveau notre caddie et nous avons, comme la veille, vraiment apprécié ses conseils et ses anecdotes. De plus, Linda, qui nous accompagnait en tant que «rider», a pu découvrir les plus beaux endroits du parcours pour observer les oiseaux. En plus d'être un excellent caddie, ses connaissances en ornithologie ne faisaient aucun doute.
Sara a eu une journée en dents de scie, mais elle s'en est quand même bien tirée. Pour ma part, un malheureux double bogey au 18e trou m'a empêché de réaliser ma première ronde sous les 80. Peu de trous mémorables, mais un parcours exigent qui nous aura permis de découvrir encore plus notre caddie Bryan.
Score: Jean 81 Sara 95
24 février
TPC Sawgrass Stadium Course
LA TOTALE! Tout simplement fantastique. Le gigantesque et magnifique chalet du TPC Sawgrass nous attendait par ce brumeux et froid matin de février. La veille, des orages violents nous avaient amenés à craindre le pire pour notre rencontre avec ce terrain presque mythique. À notre arrivée au champ de pratique, Bryan, notre caddie pour la ronde, nous attendait déjà. Quel bonhomme amical et sympatique !
Le terrain est en parfaite condition malgré les pluies diluviennes de la nuit précédente. Les verts sont rapides sans être injouables. Le parcours montre continuellement les dents, mais Sara et moi sommes en forme et nous jouons bien. Les conseils de Bryan sont précieux et finalement, le soleil se pointe au 14e trou. Les trois derniers trous nous attendent et nous pourrons vivre l'expérience pleinement. Bryan nous raconte comment Vijay Singh a fait un double bogey au 16e et a terminé avec des birdies au 17e et au 18e pour finir à un coup du meneur. Il nous parle des trois birdies de Craig Perks pour sa seule victoire en carrière. Puis il y a Davis Love, Fred Couple, Tiger Woods et tellement d'autres...
Le 16e est un par 5 invitant mais où il faut user de stratégie. Sara flirte avec l'eau à droite du vert, mais elle réussit finalement la normale. Dans mon cas, je joue parfaitement le trou et je rate de très près un roulé de 15 pieds pour un birdie.
Nous y voilà ! Le 17e trou du TPC Sawgrass. Un des 10 trous les plus connus au monde. Court, mais tellement intimidant. Aujourd'hui, le tertre de départ est situé à 116 verges tandis que le départ des dames se situe à environ 108 verges. (Durant le championnat des joueurs, le trou se joue de 125 à 137 verges). Je m'élance. La balle s'élève et se pose à 10 pieds du trou. J'ai le coeur qui bat comme si j'avais gagné le championnat de mon club. Sara a plus de difficulté mais elle atteint finalement le vert. Une fois atteint le vert, ce qui frappe le plus c'est la petitesse de cette presqu'ile. À nouveau, mon roulé rate de très peu et je me contente, avec beaucoup de joie, de la normale. Sara utilise deux beaux roulés pour compléter son trou.
Finalement, nous voilà au monstrueux 18e trou. L'un des trous les plus difficiles du PGA tour. Nous jouons le trou à 425 verges. 387 verges pour Sara. Sara joue parfaitement le trou, prend le vert en trois en réalise deux bons roulés. Un bon bogey pour un trou très long pour une femme. Il me reste 190 verges après mon coup de départ. Mon coup d'hybride 4 touche le vert mais quitte un peu au fond. Je fais une bonne approche et sauve ma normale avec un bon putt de 6 pieds.
Je ne peux pas être plus fier de ma ronde. J'ai joué 40 sur le neuf de retour. Sara a aussi très bien joué. Nous avons vécu un moment intense et privilégié sur cet extraordinaire parcours.
Je ne peux pas être plus fier de ma ronde. J'ai joué 40 sur le neuf de retour. Sara a aussi très bien joué. Nous avons vécu un moment intense et privilégié sur cet extraordinaire parcours.
Score: Jean 84 Sara 92
20 février
Pine Needles
En 1923, Donald Ross a décidé de créer un nouveau terrain tout près de son célébre terrain Pinehurst 2. En utilisant les dénivellations déjà existantes, il a réalisé un parcours où la précision des coups est véritablement plus importante que la longueur.
Ce terrain de la Caroline du nord ressemble étrangement à nos meilleurs vieux terrains du Québec. Des verts du mois de juillet sur des allées du mois d'avril, voilà l'impression que ce parcours nous a laissée. La touche de Ross se retrouvant évidemment sur les verts et autour de ceux-ci. Je n'ai jamais vu autant de trappes profondes comme sur ce terrain.
Des coups de départ en montant et des coups d'approche en descendant. Heureusement, la vitesse des verts étaient comparable à ce qu'on connait au Québec. Un retard de deux heures causé par un gigantesque orage et une ronde sur un terrain détrempé nous ont considérablement compliqué la vie.
Finalement, nous avons payé $95 pour obtenir 2 droits de jeu, le cart, les balles au champ de pratique ainsi qu'un cart pour Linda et Simon. Difficile de trouver une meilleure aubaine.
Pinehurst 8
En 1995, pour fêter les 100 ans du Pinehurst Resort, les dirigeants ont décidé d'agrandir la famille en se donnant un huitième parcours. L'architecte Tom Fazio a reçu le mandat de dessiner et de faire construire un parcours à la hauteur de ses prédécesseurs avec une touche de modernisme qui allait propulser le Pinehurst Resort dans le 21e siècle. Mission accomplie.
Le parcours 8 n'a aucune ressemblance avec son grand frère le numéro 2. Pendant que le 2 est sauvage et qu'il possède des verts diaboliques, le 8 est véritablement le royaume absolu du blind shot (coup à l'aveugle). Des coups de départ vers des allées invisbles ou des verts qui se retrouvent presque toujours entre 25 et 30 pieds plus bas que notre position. La sélection du bâton est primordiale et lorsque le vent se lève le niveau de difficulté devient vraiment élevé. Les trappes de sable sont très nombreuses et disposées pour faire que chaque mauvais coup sera pénalisé sévèrement. Les allées tortueuses étaient en parfaite condition tout comme les verts. Heureusement, les zones de gazon long était en état dormant ce qui a facilité notre jeu.
Par cette très belle journée de printemps, Sara a très bien joué. Pour ma part, j'ai réussi à controler les verts hyper rapides mais mon jeu long a été atroce.
Score: Jean 92 Sara 90
18 février
Pinehurst 2
Nous avons joué aujourd'hui sur un parcours qui a accueilli les plus grands: Jones, Nelson, Hogan, Snead, Nicklaus, Palmer et Tiger Woods. Nous avons joué exactement dans les mêmes conditions que les plus grands du golf vont connaitre lors des omniums américains féminin et masculin en juin prochain. Quel défi de golf !
Sara et moi avons bien joué aujourd'hui. Nos coups de départ étaient très précis et nos coups de fer étaient corrects. Mais, nous n'étions tout simplement pas de taille face aux verts du Pinehurst 2. Des verts rapides, ondulés, mais surtout qui ne retenaient aucune balle. C'était comme essayer de faire tenir une balle de golf sur une autre balle de golf. Mon coup roulé de 20 pieds au 18e trou à dépassé le trou d'environ 3 pieds pour s'immobilisé, puis repartir pour quitter le vert à plus de 40 pieds.
Il y a environ 5 ans, Ben Crenshaw a redonné à Pinehurst 2 ses allures de jeunesse en éliminant le gazon long, plusieurs centaines de gicleurs et en ajoutant des zones sauvages comme elles existaient dans les années 40. Sur certains départs, on ne voit absolument pas l'allée, seule des zones sauvages sont visibles. Excellent pour la confiance.
Pour ma part, l'expérience a été magique. Je suis un amoureux de l'histoire du golf et j'ai été servi à souhait. Le chalet nous permet de connaitre l'histoire du golf américain depuis 1900. Une journée fantastique au coeur de la Mecque du golf.
Score: Jean 92 Sara 2 normales
Le golf pour moi
Il est difficile d’expliquer pourquoi le golf est un jeu aussi fascinant. Certains diront qu’il représente une métaphore ludique de la vie. On joue à vivre sans les risques de la vraie vie.
Partager quelques heures avec des amis ou de purs étrangers constitue aussi un attrait indéniable du golf. En cinq heures de jeu, environ 15 minutes servent à frapper la balle et le reste à se déplacer en échangeant avec nos partenaires. La camaraderie ne nécessite pas d’avoir des discussions très élaborées, car on en apprend plus sur la personnalité d’un joueur en le regardant agir qu’en lui parlant de longues heures. Il y a bien peu de joueurs exécrables avec qui personne ne veut jouer, mais les bons compagnons sont légion. Les qualités athlétiques du joueur qui m’accompagne m’importent peu; seul son amour du jeu m’intéresse.
C'est aussi une confrontation avec la nature. Le golf donne l’impression qu’on peut s’exécuter dans une nature domestiquée et soumise mais il n’en est rien. La nature triomphe toujours. L’homme, humblement, doit s’incliner devant des forces qu’il ne pourra jamais contrôler à sa guise. Labyrinthe de beautés sauvages et de beautés manucurées, le parcours n’est qu’un leurre pour nous éblouir et nous tromper comme le chant des sirènes qui attiraient jadis les marins. L’envoûtement est souvent total et irrémédiable. L’emprise du jeu nous amène à vouloir découvrir de nouveaux parcours, de nouveaux défis toujours plus intenses.
Le champion de golf Walter Hagen disait : Ne te hâte pas, ne te torture pas l’esprit, tu n’es ici-bas que pour une courte visite. N’oublie pas de t’arrêter pour respirer les fleurs. Mais parlait-il du golf ou de la vie ? Peut-être est-ce la même chose ? Il n’est pas difficile d’expliquer pourquoi ce jeu simple est si fascinant pour moi. J’aime la vie, j’aime le golf.


WOW !!! quel expérience de vie.....mais quelle liste de parcours de golf !!!! ohh lala....personnellement sur votre liste de 50 j'en ai jouer un et c'est le TIDEWATER, Caroline du Nord. c'est un superbe parcours d'apres moi un des plus beau de cette région et dans un mois le 30 avril je vais jouer les 2 parcours du TROON NORTH de Scottsdale, Arizona. je te laisserai mes commentaire sur ces 2 beautés de parcours. je vous souhaite un merveilleux voyage. enjoy all moments..... Claude
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